La dernière nuit du Raïs * Yasmina Kadra

La dernière nuit du raïs de Yasmina Kadra, narre la chute de Kadafi. C’est ma première lecture de Yasmina Kadra, je ne suis pas déçue.

La dernière nuit du Raïs – couverture

Fiche technique:

Auteur: Yasmina Kadra

genres: roman

216 pages

date de parution: 20/08/2015

Résumé de l’éditeur:

« Longtemps j’ai cru incarner une nation et mettre les puissants de ce monde à genoux. J’étais la légende faite homme. Les idoles et les poètes me mangeaient dans la main. Aujourd’hui, je n’ai à léguer à mes héritiers que ce livre qui relate les dernières heures de ma fabuleuse existence.
Lequel, du visionnaire tyrannique ou du Bédouin indomptable, l’Histoire retiendra-t-elle ? Pour moi, la question ne se pose même pas puisque l’on n’est que ce que les autres voudraient que l’on soit. »
Avec cette plongée vertigineuse dans la tête d’un tyran sanguinaire et mégalomane, Yasmina Khadra dresse le portrait universel de tous les dictateurs déchus et dévoile les ressorts les plus secrets de la barbarie humaine. 

Je suis le vigile implacable, la louve protégeant ses petits, les crocs plus grands que la gueule ; le tigre indomptable et jaloux qui urine sur les conventions internationales pour marquer son territoire.

Mon avis:

Nous sommes en Libye en 2011, Kadafi, le guide suprême, n’a plus que quelques heures à vivre. Kadafi est-il devenu si sanguinaire à cause des humiliations, lui le Bédouin qui vivait sous une tente. Ce meneur d’hommes s’est-il forgé un caractère rude et farouche, une envie de réussite suite à une déception amoureuse.

La scène finale, de la torture est costaud, mais ce roman n’aurait pas pu finir autrement. La description du personnage de Mouamar Kadafi est semble t-il fidèle à l’idée que l’on se fait de l’homme. Les dialogues sont secs, brutaux. Kadafi est inflexible avec ses subordonnés, jusqu’au bout, il entend rester le chef. On ne sait pas si ses généraux n’osent pas le contredire de peur de s’attirer ses foudres ou s’ils sont résignés. Le règne de Kadafi touche à sa fin.

J’ai aimé le personnage du jeune lieutenant qui lui décrit la réalité de la situation et le personnage de Mustepha qui ose lui dire qu’il a mal agit en certaines occasions. Tous deux, décrivent l’aveuglement d’un guide qui se fiait à ses plus fidèles collaborateurs. Ces derniers lui racontant ce qu’il souhaitait entendre. L’écriture de Yasmina Kadra est directe, certains dialogues pourrait avoir été prononcé par Kadafi lui-même. Par moment, ce sont des uppercuts que l’on prends en pleine figure. La description et l’intensité narrative nous plongent au cœur de l’action.

Ma note : 8/10

coup de cœur 2019


Roman lu pour les challenges: globe-trotteur, 50 objets, déductions élémentaires, le tour du scrabble en 80 jours.

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